Hello,
Whiteshoulders a raison : le "tout droit réservé", c'est un truc indépendant d'une société de droits d'auteurs. Du moins effectivement en France. Pour le droit anglo-saxon, c'est peut-être vrai aussi mais là je suis moins sûr. Quoi qu'il en soit, en France, le CPI donne effectivement par défaut TOUS les droits aux auteurs sur leurs oeuvres, qu'ils décident ensuite de s'inscrire ou pas à la SACEM.
Pour la notion de "copyright", c'est un truc issu du droit anglo-saxon, qui n'a pas vraiment de valeur juridique en France. Mais qu'il s'agisse du CPI ou d'un "(c) tout droit reservé", c'est de toute façon la base d'une licence libre.
Une licence donne des autorisations d'utilisation (avec eventuellements des conditions...) mais comment un auteur pourrait-il accorder des utilisations s'il n'a pas, en amont, les droits qui l'autorise à se réserver ces utilisations ? Donc il FAUT de toute façon, pour que la licence ait un sens, commencer par bloquer toutes les utilisations (copyright all rights etc ou CPI) et alors ensuite, et seulement à partir de là, une licence peut dire : "c'est tout bloqué, sauf ça, ça, et ça, là vous avez le droit".
Dit autrement : si le copyright n'existait pas, si le CPI n'existait pas (...) personne n'aurait besoin des licences libres puisque tout serait déjà libre par défaut.
Après pour le coup du copyright, même si c'est pas une notion intégrée dans le CPI, le mot reste quand même utilisé aussi en France... par analogie / fucking uniformisation (...) mais c'est plus ou moins couramment admis qu'en France, "copyright all rights reserved" signifie en fait "CPI en vigueur, aucun droit donné".
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